Le projet de loi relatif à la croissance et à la
transformation des entreprises, dit « Pacte », poursuit son parcours
législatif, initié en juin 2018. Après l’examen en plénière du Sénat, la
Commission Mixte Paritaire, qui rassemble des sénateurs et des députés, n’a pas
pu se mettre d’accord sur un texte commun : le projet repart donc à
l’Assemblée Nationale, pour un nouvel examen.
La CFE-CGC Orange et l’ADEAS se sont spécifiquement
intéressées aux mesures concernant l’épargne et l’actionnariat salariés : vous
pouvez retrouver nos analyses dans la contribution que nous avons publiée fin
janvier dans La
Tribune. L’examen en plénière du Sénat a introduit quelques modifications,
certaines sur la base des amendements que nous avions proposés, dont une partie
seulement ont été retenus.
Mise en place et fonctionnement de l’épargne salariale : du bon sens
mais pas que…
Les sénateurs ont :
validé que la mise en place d’un Plan d’Epargne
d’Entreprise (PEE ou PEG) devrait toujours précéder la création d’un Plan
Epargne Retraite dans l’entreprise (PERCo) ;
validé le déblocage anticipé du PERCo pour
l’acquisition de la résidence principale ou son adaptation à la perte
d’autonomie ;
simplifié le forfait social qui s’applique aux
sommes versées par l’entreprise au titre de l’intéressement et de la participation,
et aux abondements pour versements dans le PEG ou le PERCo. Si le taux standard
reste à 20%, il passe à 10% pour les abondements pour versement dans les fonds
de l’actionnariat salariés, ou dans un plan d’épargne retraite comportant 10%
de titres dédiés au financement des PME et ETI. On simplifie donc à la fois ce
qui avait été mis en place par la Loi Macron (que
nous avions critiqué dans La Tribune) et le projet de loi initial qui
prévoyait 5 taux différents et autant de cas dérogatoires.
En revanche, le Sénat a laissé la porte ouverte à
l’intéressement de projet au sein d’une même entreprise, au risque de détruire
la philosophie même de l’intéressement, qui doit embarquer tous les personnels
de l’entreprise. L’intéressement restant soumis à la mise en place d’un accord
d’entreprise, les négociateurs de la CFE-CGC Orange resteront vigilants pour
que ce type de mesure ne soit pas mis en œuvre chez Orange.
Gouvernance des fonds : douche écossaise
On peut se féliciter de l’introduction d’une formation
économique, financière et juridique, d’une durée minimale de trois jours pour
les représentants des personnels dans les Conseils de Surveillance des fonds de
l’épargne salariale.
En revanche, les sénateurs ont détruit l’amendement qui
indiquait explicitement que « les
opérations de vote ont lieu hors la présence des représentants de
l’entreprise pour l’exercice des droits de vote attachés aux titres émis
par l’entreprise » : autrement dit, la loi pourrait continuer de
permettre aux directions d’entreprises de manipuler le vote des résolutions
présentées en Assemblée Générale des actionnaires, pour toutes les actions
détenues par le personnel de l’entreprise.
Offres réservées aux personnels : vers leur disparition ?
Malheureusement, notre proposition d’amendement n’est pas passée à cette étape : lors des cessions des participations de l’État dans des entreprises comme la nôtre, les offres réservées aux personnels (ORP) seront limitées aux cessions « significatives », dont les seuils seront définis par décret. Comme nous l’indiquions dans La Tribune, le risque de ne plus jamais bénéficier de ce dispositif chez Orange est fort.
La CFE-CGC Orange et l’ADEAS vont revenir vers les députés
pour tenter une nouvelle fois de faire amender le texte au profit de l’intérêt
collectif des personnels de notre entreprise, mais aussi de toutes celles qui
sont concernées par ces dispositifs. A suivre donc…
Les actions souscrites dans le cadre de l’Offre Réservée aux Personnels (ORP) Cap’Orange 2014 seront disponibles à partir du 2 mai 2019. 16 millions d’actions avaient été proposées aux personnels d’Orange SA et des filiales françaises ayant souscrit au PEG d’Orange, ainsi qu’aux retraités détenant encore des avoirs dans le PEG. Ces derniers ne pouvaient cependant bénéficier que de la décote sur le prix de souscription, et non des actions offertes.
Cap’Orange Classique
Fin septembre 2018, 16 500 personnes détenaient 8,7 millions de parts souscrites au moment de l’ORP 2014, au sein du compartiment Cap’Orange Classique.
Si vous en faites partie, vous n’avez rien à faire de particulier : à compter du 2 mai 2019, ces parts deviennent simplement disponibles à la vente, à l’arbitrage vers un autre fonds du PEG, ou au transfert vers un fonds du PERCo.
Si vous les laissez dans le compartiment Cap’Orange Classique, le prix des parts continuera d’évoluer parallèlement au cours de l’action Orange sur les marchés boursiers. Si vous demandez le remboursement de vos parts, vous paierez la contribution sociale de 17,2% sur les plus-values réalisées.
Comment calculer vos gains ?
Vous pouvez comparer le prix de revient par action au moment où vous les avez souscrites avec le cours actuel de l’action Orange. Le tableau ci-dessous est basé sur le prix de souscription qui s’est appliqué en juillet 2014.
Cap’Orange Garanti 2014 : prononcez-vous d’ici le 2 avril
Fin septembre 2018, 17 500 personnes détenaient 6,2 millions de parts souscrites au moment de cette ORP, au sein du compartiment Cap’Orange Garanti 2014.
Vous pouviez souscrire à cette offre pour 450 actions au maximum (300 pour les retraités), avec la garantie de récupérer 100% de la mise de départ (apport personnel + abondement en actions gratuites) + le montant le plus favorable entre 100% de la hausse moyenne protégée ou un rendement annuel de 1% capitalisé. En contrepartie, pendant toute la période de blocage dans le PEG (5 ans), la banque conservait les dividendes et les éventuelles plus-values de cours au-delà de la hausse moyenne protégée
Comment calculer vos gains ?
La simulation ci-dessous est basée sur la valeur liquidative (VL) de la part au 28/02/2019. Attention : les montants peuvent évoluer jusqu’au dernier calcul de la valeur liquidative mensuelle des parts, qui interviendra le 30 avril 2019, et sur la base de laquelle vous devrez actualiser ces calculs
Vous avez jusqu’au 2 avril 2019 pour choisir comment vous voulez disposer
de vos parts
Arbitrer votre épargne vers les fonds du PEG d’Orange. Dans ce cas, aucune contribution sociale n’est prélevée. Suite à la demande de vos élus CFE-CGC au sein du fonds Orange Actions, vous pouvez arbitrer vers un seul fonds ou répartir vos avoirs entre différents fonds du PEG. Une fois cette opération réalisée, vos fonds deviennent disponibles, et vous pourrez ensuite les arbitrer librement, les transférer dans le PERCo, ou en demander le remboursement en cash à tout moment.
Si vous
détenez des parts du compartiment Cap’Orange Garanti 2014, vous avez reçu
un courriel d’Amundi le 1er mars 2019. Vos choix sont à exprimer sur
le site d’Amundi d’ici le 2 avril 2019
(www.amundi-ee.com rubrique « Vos
alertes / Avis d’échéance »), avec vos identifiants personnels de connexion
(votre numéro de compte vous est rappelé dans le courriel d’Amundi).
En l’absence de choix, que se passe-t-il ?
Si vous n’exprimez aucun choix, après le 2 mai, votre épargne sera automatiquement investie en monétaire, puis, le 13 mai 2019, transférée dans le fonds Orange Actions Classique (parts C) du PEG. A cette date, votre épargne sera investie en actions Orange parts C :
elle sera disponible
vous percevrez les dividendes éventuels
(capitalisés, c’est-à-dire réinvestis en parts du fonds Orange Actions
Classique)
vous ne bénéficierez plus de la garantie
vous pourrez réorienter cette épargne vers
d’autres fonds du PEG lors des prochaines périodes d’arbitrage.
A noter : pour procéder au
débouclage de Cap’Orange 2014, les opérations de remboursement seront suspendues
entre le 9 et le 13 mai 2019, uniquement pour les avoirs issus de Cap’Orange
Garanti 2014 appartenant aux détenteurs qui n’ont pas exprimé de choix
explicite avant le 2 avril 2019.
Les services de l’ADEAS Si vous souhaitez recevoir une alerte par mail à chaque période d’arbitrage, rien de plus simple : abonnez-vous gratuitement aux publications de l’épargne et de l’actionnariat salariés.
Si vous avez des fonds dans le PEG (plan épargne Groupe), l’arbitrage est possible entre les fonds suivants :
compartiment Orange Actions Classique du fonds Orange Actions (parts C & D)
Dynamis Solidaire
Evolutis
Equilibris
Cap’Orange Classique (uniquement en sortie)
Solocal Actions (uniquement en sortie).
L’arbitrage vous permet de déplacer vos avoirs à l’intérieur du PEG
Chaque fonds est composé de différents types de titres, correspondant à un niveau de risque théorique différent, et/ou à un profil d’épargne spécifique. Vous avez le choix des fonds dans lesquels vous souhaitez placer vos avoirs, et vous pouvez modifier ce choix au fil du temps, uniquement pendant les périodes d’arbitrage (3 fois / an).
Cela vous permet de mieux faire coller votre épargne salariale à vos projets :
diversifier votre épargne sur un plus grand nombre de fonds pour répartir les risques
sécuriser votre épargne (préserver les plus-values réalisées), en
particulier si vous avez un projet de déblocage à court terme, par
exemple pour financer un projet immobilier
conserver des fonds disponibles pour les avoir à disposition en cas de pépin imprévu
A savoir : l’arbitrage ne constitue pas une sortie
anticipée du PEG. Les avoirs arbitrés conservent les mêmes échéances de
disponibilité.
Comment procéder ?
Lorsque vous faites un arbitrage, vous donnez une instruction de vente de tout ou partie des parts d’un fonds du PEG. Le produit de cette vente est ensuite réinvesti dans le fonds choisi où de nouvelles parts sont créées.
L’opération est à réaliser sur le site Amundi via votre espace personnel, rubrique « Agir sur mon épargne / arbitrage ».
L’application ne vous permet de saisir que les opérations autorisées par la réglementation : si vous ne voyez pas apparaître certains de vos avoirs dans la liste des supports proposés pour saisir une demande, c’est que les avoirs en question ne sont pas éligibles à cette opération
Délais d’opérations
Seuil conditionnel
Si vous vendez des parts des fonds Orange Actions et Solocal Actions
(et uniquement ceux-là), pour les transférer vers un autre fonds, vous
pouvez définir un seuil conditionnel pour que la transaction s’effectue.
Concrètement, vous fixez un cours « plancher » pour l’action
concernée. Votre opération sera exécutée dès lors que le cours
d’ouverture de l’action aura atteint ou dépassé ce cours plancher. Tant
que ce cours n’est pas atteint, votre opération n’est pas réalisée.
Combien ça coûte ?
L’arbitrage est gratuit pour vous, il est pris en charge par l’entreprise.
Fiscalité
Vous n’avez rien à déclarer au moment de l’arbitrage ou du transfert, car ce n’est pas une cession au sens fiscal du terme.
Les plus ou moins-values réalisées dans le support source sont reportées sur le support vers lesquelles les sommes sont arbitrées. Les prélèvements sociaux (calculés sur la somme des plus ou moins-values) sont prélevés automatiquement au moment du remboursement des fonds.
Autres opérations possibles à tout moment via le site Amundi
Orange Actions, Cap’Orange : faire un arbitrage entre les parts C (dites de Capitalisation = les dividendes sont réinvestis en part du fonds) et parts D (dites de Distribution = les dividendes sont versés en numéraire). A noter : les parts de ces compartiments, qu’ils soient « classique » ou « garanti » ne sont ni arbitrables vers un autre fonds du PEG, ni transférables vers le PERCO pendant toute leur période d’indisponibilité.
Transferts : transférer vos fonds du PEG vers le PERCO (Libre ou Piloté).
PERCO : effectuer un arbitrage entre les différents fonds au sein du PERCO Libre.
Bon à savoir : les parts C sont fiscalement plus avantageuses que les parts D
Pour toutes les actions Orange « classiques » détenues au sein du PEG, il est plus avantageux de les conserver en parts C (dites de Capitalisation) : les dividendes sont réinvestis en part du fonds, et bénéficient du régime fiscal du PEG, donc vous ne payez pas d’impôt dessus. A contrario, les dividendes affectés aux parts D (dites de Distribution) vous sont versés en numéraire, après déduction du prélèvement forfaitaire unique (actuellement 12,8% d’impôts sur le revenu prélevés à la source et 17,2 % de prélèvements sociaux) et entrent dans votre revenu fiscal de l’année. Ces versements génèrent des frais de traitement une fois par an : 5 € si vous avez moins de 250 parts et 12 € au-delà.
Si vous avez besoin de cash, il peut être plus astucieux de capitaliser vos dividendes et de demander le remboursement d’avoirs disponibles dans votre PEG, qui sont exonérés d’impôt sur le revenu (ils ne sont assujettis qu’aux prélèvements sociaux).
Les liens sur le site d’Amundi nécessitent de s’identifier. Si vous avez égaré vos codes d’accès, une seule solution pour les récupérer :contacter la banque.
Les demandes de la CFE-CGC Orange concernant l’arbitrage
Vos élus CFE-CGC Orange ont demandé une modification de la gestion des périodes d’arbitrage pour le PEG : plutôt que de les figer sur des dates fixes, il a été demandé que chacun puisse faire ses arbitrages à tout moment. A l’heure actuelle, on peut déjà arbitrer tout au long de l’année sur le PERCO (libre) car les frais de gestion (arbitrages inclus) sont payés par le salarié. Ils sont réintégrés dans le calcul de la valeur liquidative de chaque support de placement.
Seul le PEG fait l’objet de restrictions. Argument officiel : la Direction ne veut pas de mouvements spéculatifs liés à l’action Orange notamment lors des temps forts comme le versement des dividendes, déclenchement de l’abondement…
Pourtant, dans la plupart des entreprises, les arbitrages sont possibles toute l’année.
La CFE-CGC Orange continue de porter cette demande, et vous tiendra au courant des évolutions sur ce point.
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Commentaires fermés sur Résultats Orange 2018 : dividendes en hausse et à nouveau supérieurs aux bénéfices, alors que la dette progresse
La CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association de Défense et de l’épargne
et de l’Actionnariat des Salariés) dénoncent la hausse du dividende à
0,70 euros par action (0,65 euros l’an dernier) alors que le bénéfice
net n’est que de 0,63 euros par action.
C’est le retour, pour la deuxième année consécutive, à une politique
d’appauvrissement de l’entreprise avec des dividendes supérieurs aux
bénéfices.
(NB : le bénéfice publié est un bénéfice groupe qui inclut 100% des
bénéfices de filiales non contrôlées à 100%, ce qui donne lieu à des
versement de dividendes localement)
La politique d’investissement massif dans la fibre et la couverture 4G faisant d’Orange de très loin le 1er investisseur parmi les 4 opérateurs, aurait dû conduire à un dividende réduit pour éviter une hausse importante de la dette.
Celle-ci passe de 23,8 à 25,4 milliards d’euros (hors dette
perpétuelle de 6 milliards) soit une hausse de 1,6 milliards, limitant
la marge de manœuvre d’Orange à opérer de la croissance externe et
fragilisant l’entreprise en augmentant sa dépendance aux marchés
financiers.
Les sénateurs ont adopté l’article 20 du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises, qui réforme en profondeur le « maquis » de l’épargne retraite. Les dispositions adoptées ont pour but de donner un coup de fouet à ces produits boudés par les Français.
A l’issue de cette première lecture du Sénat, le forfait social prélevé sur les versements dans le PEG et le PERCO pourrait être ramené de 20% à 10% pour le taux standard. Cela mécontente le gouvernement, qui tentera sûrement de rectifier ce point. Rappelons que ce forfait social créé à 2% en 2009 a régulièrement augmenté pour atteindre 20% en 2015, ce que nous avions clairement critiqué.
Nous ferons le point sur ce qui changera finalement (ou pas) pour l’épargne salariale suite à cette loi, pour lequel l’ADEAS et la CFE-CGC Orange ont proposé des amendements (dont certains ont été retenus par le Sénat), à l’issue du processus législatif.
En discussion depuis des mois avec le français Ekinops pour lui revendre sa filiale spécialisée dans les câbles sous-marins, le géant finlandais des équipements télécoms songerait finalement, selon nos information, à garder cet actif dans son giron.
Le gouvernement a annoncé des objectifs ambitieux pour la loi Pacte (Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises). Qu’en est-il en matière d’épargne et d’actionnariat salariés ? La CFE-CGC Orange, 1re organisation syndicale d’un grand groupe et très impliquée sur le sujet, a passé le projet de loi au crible. Par Hélène Marcy, Stéphane Gourriou et Sébastien Crozier.
Manoeuvre sur le marché des robot-conseillers, ces sites de gestion d’épargne automatisée. La Fintech parisienne Anatec, plus connue pour son site WeSave, va passer dans le giron d’Amundi, géant français de la gestion d’actifs avec plus de 1.400 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole, cotée en Bourse depuis 2015, détenait déjà 49% du capital de la startup depuis un tour de table réalisé en 2016.
Rappelons qu’Amundi est gestionnaire de l’épargne salariale des personnels d’Orange, et que la Loi Pacte prévoit de renforcer le rôle des gestionnaires de fonds en matière de conseil aux salariés pour les aider à choisir les placements pertinents en fonction de leur profil. On peut logiquement en déduire que le conseil en question sera assuré par des algorithmes et des robots.
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Commentaires fermés sur CAC 40 : le volume des dividendes en hausse de 12,8 % en 2018
Photo by ERIC PIERMONT / AFP
L’année 2018 aura été faste pour les actionnaires des entreprises du CAC 40. Du côté des dividendes, du moins, puisque l’indice phare de la Bourse de Paris a, lui, chuté de 10,95 % (contre + 9 % en 2017). Les quarante plus grands groupes français leur ont versé 57,4 milliards d’euros, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions (0,8 % de leur capitalisation moyenne), au titre de l’exercice 2017, où leurs profits avaient atteint 92 milliards, annonce La Lettre Vernimmen.net, sur la base d’une compilation des informations publiées par les sociétés.