Débouclage de l’ORP Together 2021

par Hélène Marcy le 16/04/2026

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Image par Denise Husted via Pixabay

À partir du 1er juin 2026, les actions souscrites dans le cadre de l’ORP Together 2021 deviennent disponibles.  Vous allez donc pouvoir en disposer selon vos souhaits, avec des modalités différentes selon les formules que vous aviez souscrites.

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS n’ont pas de préconisation particulière sur les placements judicieux à réaliser, et nous n’avons d’ailleurs pas le droit d’en formuler, n’étant pas des conseillers financiers. Vos choix dépendent de vos besoins en cash et de votre stratégie d’investissement, notamment du niveau de risque que vous souhaitez prendre pour faire fructifier votre épargne. Rappelons à cet égard que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Rappel des points clefs de l’ORP Together 2021

Cette opération a distribué au total 26 millions d’actions Orange (0,98% du capital) aux personnels et anciens personnels d’Orange, selon les modalités ci-dessous. Les montants indiqués correspondent à la valeur maximale de souscription après écrêtage.

Pour les retraités 

Décote de 30% sur le prix des actions, sans abondement employeur ni garantie possible.

Versement maximum après écrêtage  2 630,00 €
Nombre maximum d’actions reçues396,08
Prix de revient par action        6,64 €

Pour tous les personnels en activité, qu’ils aient souscrit ou non

400 € bruts en actions gratuites.

Abondement net     361,20 €
Nombre d’actions reçues         54,40
Prix de revient par action0,00 €

Pour les personnels en activité ayant souscrit aux offres Classique ou Garantie

Décote de 30% sur le prix des actions + abondement employeur (sauf souscriptions par arbitrage depuis des fonds non disponibles, qui n’étaient pas abondés).

Les deux offres pouvaient être mixées, sans impact sur le niveau d’abondement et le prix de revient par action.

Versement maximum après écrêtage  1 315,00 €
Abondement net  1 187,45 €
Total investissement  2 502,45 €
Nombre d’actions reçues        376,87
Prix de revient par action        3,49 €

Orange Actions Garanti 2021 : choisissez avant le 30/04/2026

Si vous détenez des parts du compartiment Orange Action Garanti 2021, vous avez reçu un courriel d’Amundi. Vos choix sont à exprimer sur le site d’Amundi avant le 30/04/2026, avec vos identifiants personnels de connexion.

Vous avez 3 possibilités :

  1. Laisser vos parts dans le compartiment Orange Actions Classique parts C.
    Leur valeur continuera d’évoluer avec le cours de l’action Orange, mais vous ne disposerez plus de la garantie, qui s’arrête le 1/06/2026.
    Vous toucherez le solde du dividende versé au titre des résultats 2025, soit, sous réserve d’approbation par l’AG des actionnaires, 0,45 € par action, qui sera payé le 15 juin. Le montant qui vous revient servira à acheter des parts supplémentaires qui s’ajouteront à vos avoirs (pour les parts C, les dividendes sont capitalisés dans le fonds à chaque fois qu’ils sont versés).

Si vous n’exprimez aucun choix, c’est la solution qui s’appliquera automatiquement.

  • Arbitrer vos avoirs vers un autre fonds du PEG Orange
    Le total de vos avoirs dans le fonds Orange Actions Garanti 2021 sera réinvesti dans le fonds que vous aurez choisi, et soumis à la performance de ce nouveau fonds, sans garantie.
    Vos avoirs dans le nouveau fonds seront visibles à partir du 10/06/2026.
  • Demander le paiement de vos avoirs en cash
    Vous recevrez le paiement sur votre compte bancaire à partir du 3/06/2026, déduction faite des prélèvements sociaux sur les plus-values réalisées, qui s’élèvent désormais à 18,6% suite à l’augmentation de la CSG au 1/01/2026.
    Le capital et les plus-values sont exonérés d’impôt sur le revenu.

Si vous choisissez les solutions 1 ou 2, vos avoirs deviennent disponibles, et vous pourrez en demander le remboursement à tout moment à partir du 10/06/2026. Vous pourrez également déplacer vos avoirs librement entre les différents fonds du PEG.

Si vous voulez bénéficier du solde du dividende, il est judicieux d’opter pour la solution 1 et de laisser vos avoirs dans le compartiment Orange Actions Classiques parts C jusqu’au 15/06.

Estimer vos gains

Ce que vous toucherez au moment du débouclage est calculé selon la formule suivante :
Prix de souscription + (moyenne des relevés mensuels – prix de souscription) x 1,43.

Exemple théorique

  • Nombre de parts détenues : 1 part
  • Prix d’acquisition (prix de référence diminué de la décote de 30%) : 6,64 €
  • Moyenne des relevés mensuels : 10,38 €
  • Valeur liquidative garantie à échéance : 6,64€ + (10,38 €- 6,64 €) x1,43 = 11,98 €

Nous ne disposons pas de la moyenne des relevés mensuels permettant d’actualiser le calcul.

Cependant, le graphique ci-dessous, communiqué par Amundi suite à la demande de la CFE-CGC Orange, permet de comparer les performances respectives du compartiment Orange Actions Garanti 2021 et Orange Actions Classique part C au 30/03/2026.

À noter : ce graphique compare uniquement la valeur des parts dans chacun des compartiments (sur la base d’un indice 100 représentant le prix de la part dans le fonds au moment de la souscription), sans inclure l’abondement employeur et la décote offerte sur le prix des actions au moment de la souscription, que vous devrez donc inclure à votre calcul final si vous voulez faire une estimation de vos gains réels. Vous pourrez comparer la valeur liquidative de vos parts au moment du débouclage avec les indications données dans ce document sur le prix de revient par action au moment de la souscription.

Cap’Orange Classique 2021

Si vous avez souscrit à l’offre Classique, vous n’avez rien à faire de particulier : à compter du 1/06/2026, ces parts deviennent disponibles, leur prix continuant d’évoluer parallèlement au cours de l’action Orange.

Vous pourrez demander le remboursement de vos avoirs, les laisser dans Orange Actions, ou les arbitrer vers un autre fonds du PEG.

Si vous voulez bénéficier du solde du dividende payé le 15/06/2026, il sera judicieux de laisser vos parts dans le fonds au moins jusqu’à cette date.

Si vous souhaitez disposer de vos avoirs, vous paierez les prélèvements sociaux (18,6%) sur les plus-values réalisées, sans impôt sur le revenu.

Estimer vos gains

Pour estimer vos gains sur l’opération, il faut cumuler les actions gratuites + les actions achetées, qui ont toutes été versées dans le compartiment Cap Orange Classique parts C, et comparer la valeur investie avec la valeur actuelle de ces parts, repérées par leur date de disponibilité (1/06/2026) dans ce compartiment. Le nombre de parts a augmenté en raison de la capitalisation des dividendes, qui ont été utilisés pour racheter des parts au fur et à mesure de leur versement.

La comparaison ci-dessous est calculée à partir de l’investissement maximal qu’il était possible de faire au moment de la souscription, avec la totalité de la souscription dans la formule Classique.

À la souscription
Investissement maximum après écrêtage  1 315,00 €
Nombre total d’actions reçues (gratuites + payantes)        431,27
Prix de revient par action        3,05 €
Au 14/04/2026
Valeur totale des parts 10 130,63 €
Nombre total de parts        575,60
Valeur de la part       17,60 €
Gain brut (avant prélèvements sociaux sur les plus-values)   8 815,63 €
en %670%

Dividendes versés pendant la période de blocage

 Date de versement MontantNature
05/12/2025   0,30 €Acompte
05/06/2025   0,45 €Solde
05/12/2024   0,30 €Acompte
06/06/2024   0,42 €Solde
06/12/2023   0,30 €Acompte
07/06/2023   0,40 €Solde
07/12/2022   0,30 €Acompte
09/06/2022   0,40 €Solde
15/12/2021   0,30 €Acompte

Actions offertes (abondement unilatéral)

Tous les personnels en activité avaient reçu 54,40 actions gratuites, qui deviennent donc disponibles le 1/06/2026, augmentées des dividendes capitalisés qui ont été convertis en parts au fil de leurs versements. Si vous n’avez reçu que ces actions, sans en acheter en parallèle, vous pouvez les repérer par leur date de disponibilité dans le compartiment Cap Orange Classique parts C.

Dans la mesure où ces actions vous ont été offertes, vos gains sont égaux à la valeur des parts au jour de leur disponibilité.

Si vous en demandez le remboursement, vous paierez les prélèvements sociaux (18,6%) sur la totalité de leur valeur au jour du remboursement, sans impôt sur le revenu.

Vous pourrez également déplacer vos avoirs librement entre les différents fonds du PEG.

Comme pour les parts détenues dans les autres compartiments, si vous voulez bénéficier du solde du dividende payé le 15/06/2026, il sera judicieux de laisser vos parts dans le fonds au moins jusqu’à cette date.

Bientôt une prochaine ORP ?

Il était jusqu’ici de tradition qu’une nouvelle ORP soit programmée lorsque la précédente se déboucle. Il n’en sera rien cette année. Vous pourrez lire notre article sur le sujet dans notre prochaine Lettre de l’Épargne et de l’Actionnariat salariés, qui paraîtra dans les prochains jours.

Les Français épargnent-ils mal ?

par Hélène Marcy le 25/03/2026

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Sous ce titre un peu provocateur, une vidéo intéressante à découvrir sur le site du journal Les Echos (désolée, pour les non-abonnés, c’est avec de la pub) qui explique assez clairement la manière dont l’épargne des Français est utilisée.

L’épargne nationale n’est pas « improductive » comme on cherche trop souvent à nous le faire croire. L’Europe veut cependant construire un marché unique des capitaux, notamment pour financer davantage les entreprises européennes, et constituer un marché aussi dynamique que le marché états-unien, qui capte une partie de notre épargne compte tenu des rendements qu’il offre (pas sans risque cependant). Pas une mauvaise idée en soi, mais l’Europe veut pour se faire développer l’épargne-retraite et les fonds de pension : attention que ce ne soit pas pour éradiquer la retraite par répartition. Les citoyens des pays qui l’ont fait l’ont parfois payé cher, et l’expérience montre qu’il vaut mieux associer différents mécanismes de retraite pour en assurer la robustesse et l’équité.

Vous pouvez aussi lire l’analyse publiée par le Trésor en janvier dernier, dont est issu le graphique fugacement montré dans la vidéo, sur la répartition des 6 600 milliards d’économies des Français.

Semaine de l’épargne salariale du 23 au 27 mars 2026

par Hélène Marcy le 20/03/2026

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Le rendez-vous annuel de l’épargne salariale constitue l’occasion de faire le point et de trouver des réponses à vos questions, en participant aux conférences proposées par différents acteurs de l’épargne salariale, mais aussi en consultant les nombreuses ressources pédagogiques et la FAQ mises à disposition.

Programme complet et ressources : https://www.epargnesalariale-france.fr/

À noter : les conférences en principe dédiées aux entreprises peuvent aussi vous intéresser, en particulier pour celles et ceux qui siègent dans un conseil de surveillance de FCPE, ou négocient les accords d’entreprise en lien avec le partage de la valeur, l’épargne et l’actionnariat salariés.

Choix d’une Prime de Partage de la Valeur plutôt qu’un intéressement supplémentaire : un refus du dialogue social ?

par Hélène Marcy le 17/03/2026

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Le 20 février dernier, la CFE-CGC Orange recevait une réponse négative à sa demande d’intéressement supplémentaire, en dépit de la chute spectaculaire de la participation et de l’intéressement versés en 2026

Le choix d’une Prime de Partage de la Valeur mis en œuvre par décision unilatérale soulève un certain nombre de questions et difficultés, détaillées dans le courrier adressé au Conseil d’administration, à son Président, et à la Directrice Générale d’Orange, dans l’espoir de relancer un dialogue social en berne, au détriment de toute l’entreprise, et bien sûr tout particulièrement des personnels.

Vous trouverez en pdf le texte intégral de ce courrier :
cfe-cgc_orange_-_ppv_-_reponse_au_conseil_dadministration_2026-03-17.pdf

Édition spéciale du Baromètre AMF : des écarts marqués persistent entre les femmes et les hommes en matière d’investissement

par Hélène Marcy le 13/03/2026

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Le baromètre réalisé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) rappelle que « les femmes sont deux fois moins nombreuses que les hommes à investir ».

Si la situation évolue, lentement, les causes restent globalement les mêmes :

  • Les écarts de revenus restent en défaveur des femmes, qui ont en conséquence moins les moyens d’épargner et d’investir. Le fait que les jeunes femmes CSP+ investissent davantage conforte cette analyse.
  • Les femmes sont globalement plus prudentes (aversion au risque – ce qui est normal quand on a moins d’argent à investir -, moins confiantes que les hommes dans l’avenir de leur situation économique et financière, moins sûres d’elles – peut-être plus réalistes – quant à leurs connaissances financières).

Les conclusions de la Présidente de l’AMF m’apparaissent cependant incomplètes :

Le sous-investissement des femmes est un problème majeur : je tire la sonnette d’alarme ! C’est un manque à gagner pour les femmes qui sont moins armées pour assurer leur autonomie financière et leur avenir. C’est un manque à gagner pour l’économie qui a besoin de plus d’investissements. Il est donc essentiel que le monde financier s’intéresse davantage aux femmes et les encourage à prendre en main leurs finances.

Pour que les femmes puissent investir davantage, il faut réunir deux conditions clefs :

  • Réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, ce qui passe par de nombreuses mesures (meilleur accès des femmes aux postes bien rémunérés, moins de temps partiel contraint…)
  • Alléger la charge mentale des femmes, notamment par un meilleur partage des tâches au sein du foyer. Ce point n’est pas évoqué dans l’enquête, mais pour investir, il faut avoir le temps de s’informer, d’acquérir une culture financière, de suivre la performance de ses placements et de faire les ajustements nécessaires. Ceci me semble plus important que les « facteurs psychologiques » invoqués dans l’enquête, de manière un peu « tarte à la crème », voire condescendante.

Ce n’est donc pas seulement le « monde financier » qui doit s’intéresser aux femmes, mais toute la société qui doit leur faire de la place, pour que l’égalité des chances soit une réalité. Quand elle le sera devenue, les femmes pourront investir autant que les hommes.

Télécharger le document complet : Focus du Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement 2025 : les femmes et l’investissement

Lettre de l’Epargne et de l’Actionnariat salariés #1/2026 – Intéressement, participation, prime de partage de la valeur, abondements

par Hélène Marcy le 27/02/2026

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Partage de la valeur : comptez vos pertes !

Télécharger le tract en format pdf :
lea_1-2026_participation_interessement_abondements_ppv.pdf

Call de décryptage et questions / réponses

Lundi 16 mars 16h30 à 15h30

Trust the future… mais au présent, que devons-nous croire ?

par Hélène Marcy le 25/02/2026

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Intéressement et participation  : la douche écossaise

Mercredi, la Direction s’est félicitée des excellents résultats d’Orange pour 2025.

Vendredi, elle nous verse un seau d’eau glacée sur la tête : la participation et l’intéressement accusent une perte moyenne supérieure à 40%, qui ne sera pas compensée par la prime de partage de la valeur (PPV) de 1 000 € annoncée le jour des résultats. Après PPV, la perte reste proche de 20% en moyenne, un peu moins forte pour les plus petits salaires.

Où est passé l’argent ?

  • Les résultats affichés pour la France mettent en avant une amélioration de l’EBITDaal (marge d’exploitation) et une réduction des Capex (investissements) qui auraient dû être favorables à une amélioration de la participation et de l’intéressement.
  • En 2025, nous avons signé un avenant à l’accord de participation permettant de neutraliser les montants susceptibles d’impacter négativement la participation, telles que les provisions pour le TPS ou le décommissionnement du cuivre.

Nous demandons des explications et des compensations

Nous avons demandé à la Direction :

  • qu’elle nous fournisse des explications détaillées sur les calculs qui dégradent la rétribution des personnels France
  • et surtout, qu’elle propose des compensations significatives pour éviter de dégrader le pouvoir d’achat des personnels.

Augmentations salariales, revalorisation de la Prime de partage de la valeur, amélioration substantielle de l’abondement PEG… à elle de trouver des solutions acceptables pour préserver le pouvoir d’achat des personnels.

Il est urgent que la Direction se mobilise pour que le nouveau plan stratégique ne commence pas par une totale perte de confiance des personnels vis-à-vis de celles et ceux qui les dirigent !

À suivre…

Participation et intéressement 2026 au titre des résultats 2025

Participation : pour les personnels d’Orange SA et des filiales France détenues à + de 50%.
Intéressement : pour les personnels Orange SA (l’intéressement dans les filiales fait l’objet d’accords séparés et les montants ne sont pas encore connus).

Montants bruts pour un temps plein sans absence.
% = poids de l’intéressement + participation rapporté à la rémunération brute annuelle

Perte pour les personnels

Montants bruts annuels

Fiscalité de l’épargne : évolutions 2026 – Clément Bonnafy Deroys – Eres

par Hélène Marcy le 24/02/2026

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Lors du séminaire d’hiver 2026 de la CFE-CGC Orange, Clément Bonnafy Deroys, expert en stratégie d’épargne individuelle chez Eres, nous décrypte les impacts de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale et de la Loi de Financement (budget de l’Etat) sur la fiscalité et les contributions sociales qui s’imputent sur notre épargne.

La CFE-CGC Orange demande un intéressement supplémentaire au titre des résultats 2025

par Nicolas Triki le 16/02/2026

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Édit du 25/02/2026 : réponse du Conseil d’administration d’Orange

L’an dernier, c’est parce que l’intéressement était « bien meilleur que les années précédentes » que le Conseil d’administration avait refusé d’accorder un intéressement supplémentaire aux personnels d’Orange SA. 

Cette année, bien que l’intéressement ait chuté de 50% par rapport à l’an dernier (pour des raisons que nous cherchons encore à élucider, car elles n’apparaissent pas clairement dans les résultats publiés par l’entreprise), l’intéressement supplémentaire que nous avions demandé nous a encore été refusé. 

Nous vous laissons apprécier les arguments développés dans le courrier de réponse signé par le Président du Conseil d’administration : 2026_02_20_cfe_cgc.pdf,


Anticipant la publication des résultats 2025, et en lien avec notre article sur les objectifs d’intéressement 2025 Intéressement Orange SA – Objectifs 2025 : une parodie de négociation, la CFE-CGC Orange demande au Conseil d’administration la distribution d’un intéressement supplémentaire pour tous les personnels du Groupe en France.

Vous pouvez télécharger notre courrier en pdf : CFE-CGC Orange_Demande-Interessement-Supplementaire au titre des résultats 2025_2026-02-12
ou le lire ci-dessous.

Mesdames, Messieurs,

Le 18 février, les résultats du Groupe seront officiellement annoncés, incluant les détails sur la participation et l’intéressement versés aux employés du Groupe en France.

Un juste partage de la valeur

Comme les années précédentes, malgré de potentielles communications enthousiastes et une politique de dividendes toujours plus généreuse, nous craignons que les salariés soient les grands oubliés du partage de la valeur.

En effet, en dépit d’annonces toujours positives aux marchés, force est de constater que l’enveloppe financière dédiée à l’intéressement et la participation s’amenuise d’année en année.

Depuis 2015, intéressement et participation n’ont cessé de diminuer, et poursuivront leur chute : ils sont indexés sur la masse salariale, qui diminue elle aussi régulièrement, de par la fonte des effectifs et des salaires d’embauche inférieurs à ceux des personnels qui quittent l’entreprise…

Les personnels voient fondre leur pouvoir d’achat, sans compensation de l’employeur

Outre une inflation qui n’est pas aussi bien compensée par l’employeur que les analyses présentées aux négociateurs de la NAO sur les salaires voudraient le faire croire, le pouvoir d’achat des personnels est également impacté par :

  • L’augmentation de la CSG, qui ampute les revenus de l’épargne salariale ;
  • Et, pour les salariés de droit privé, une complémentaire santé dont la couverture s’avère en régression par rapport à l’ancien contrat dont ils bénéficiaient. Que penser en outre de la décision de faire payer par la mutuelle l’administration des vaccins qui précédemment étaient pris en charge par l’entreprise ?

La rétribution des personnels est un élément clef, à la fois économique et symbolique

Elle donne la mesure de la considération qu’ont les dirigeants pour leurs équipes, et influence l’engagement desdites équipes au service des objectifs qui leur sont assignés par la Direction.

Le nouveau plan de réorganisation REGAIN, la future nouvelle stratégie du Groupe, demandera de nouveau beaucoup d’efforts aux personnels.

L’augmentation de la productivité par salarié est peu ou pas récompensée par des augmentations salariales à la hauteur.

Il n’y a plus d’augmentations collectives, pourtant fédératrices pour l’engagement des équipes, et malheureusement trop d’augmentations individuelles à 0 : l’intéressement supplémentaire est un moyen de reconnaitre l’engagement collectif et de le consolider.

En outre, il nous a d’ores et déjà été annoncé qu’aucune offre d’actionnariat ne serait proposée aux personnels en 2026, ni ORP (Offre Réservée aux Personnels), ni AGA (Attribution Gratuite d’Actions) alors que l’opération Together 2021 sera débouclée cette année. Une première chez Orange, où il n’y a jamais eu plus de 4 ans entre deux opérations. Y aura-il aussi une suspension du Plan d’Actions de Performance (LTIP) réservé aux cadres dirigeants ?

Un intéressement supplémentaire pour toutes et tous, y compris dans les filiales

C’est pourquoi nous demandons au Conseil d’administration de distribuer un intéressement supplémentaire à tous les personnels du Groupe en France, filiales incluses, au titre des résultats 2025 : cela permettra d’envoyer un signal apaisant à des équipes qui en reçoivent peu actuellement.

Le versement d’un intéressement supplémentaire présente plusieurs avantages, tant pour l’entreprise que pour les personnels :

  • Il n’est pas assujetti à l’intégralité des cotisations sociales. L’employeur paie uniquement le forfait social de 20%, les salariés les CSG et CRDS à 9,70% : comparé au salaire, il délivre un pouvoir d’achat supérieur aux personnels pour un coût plus faible pour l’employeur.
  • Les personnels peuvent, à leur choix, l’épargner dans le PEG ou le PER COL (exonéré d’impôt sur le revenu) ou le toucher en cash s’ils en ont besoin pour boucler leur budget.
  • C’est un dispositif parfaitement connu, tant de l’entreprise que des personnels, qui n’engendre donc aucune complexité supplémentaire en matière de rétribution.
  • Enfin, il est attribué à tous les personnels cadres et non-cadres, au contraire des primes de pouvoir d’achat ou des primes de partage de la valeur qui n’ont ces dernières années été distribuées qu’aux non-cadres, ce qui finit par écraser l’échelle des rétributions dans l’entreprise et engendre une grogne montante chez les cadres.

L’intéressement supplémentaire peut être distribué selon des règles différentes de l’intéressement. Nous préconisons une distribution uniforme, indexée uniquement sur le temps travaillé dans l’entreprise pendant l’exercice considéré, afin d’apparaître clairement comme une gratification des efforts faits par les personnels en activité pour parvenir aux résultats attendus, dont l’atteinte est indispensable pour conserver la confiance des investisseurs.

La confiance et l’engagement des personnels étant tout aussi indispensables à notre réussite collective, nous espérons que notre demande sera entendue.

Restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Mesdames les administratrices, Messieurs les administrateurs, l’expression de nos salutations distinguées.

2025, une année contrastée pour l’actionnariat salarié, révélatrice de fortes dynamiques sectorielles

par Hélène Marcy le 06/02/2026

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Eres publie les principaux enseignements de son étude annuelle sur les opérations d’actionnariat salarié mise en œuvre en 2025 par les entreprises françaises. À lire ici.

Pour rester optimiste malgré un nombre d’opérations en recul, retenons la conclusion de Mathieu Chauvin :

« Comme le confirme la Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié, on observe partout en Europe une réduction des incitations fiscales. Le Royaume-Uni, longtemps cité en exemple, a vu ces dispositifs de transmission d’entreprises aux salariés quasiment disparaître. Dans un contexte de recomposition des grands groupes marqué aussi par des incertitudes politiques et économiques, l’actionnariat salarié se fragilise. La France se distingue par sa capacité à préserver un actionnariat salarié actif et structurant, confirmant son rôle de leader européen historique dans les entreprises cotées ».