France Télécom : Toujours ce drôle de calcul

par Hélène Marcy et Patrice Brunet le 09/03/2012

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L’année passée nous avions expliqué qu’il fallait se méfier des rendements trop généreux, la société en étant un très bon exemple ; rapporté au cours de l’action, son rendement du dividende était passé au fil du temps de 5,65 % en 2008, à 7,81 % en 2009, puis 8,31 % en 2010. Cette année, il fait encore mieux ; le dividende annoncé, maintenu à 1,40 €, rapporté à un cours de 11,75 €, procure un rendement de 11,91 %, soit quatre fois celui d’une OAT française. Et une fois encore, l’on trouve chez les analystes et dans la presse des recommandations d’achat de l’action « pour le rendement ». Toujours ce drôle de calcul. Parce qu’entretemps, de février 2008, date de l’annonce de la distribution, à aujourd’hui, le cours est revenu de 23 à moins de 12 €, soit pratiquement une perte de valeur de 50 %, loin d’avoir été compensée par la somme des dividendes perçus depuis (5,50 €).

Mais cette année, les choses vont peut-être changer puisque la direction a prévenu que les prochains dividendes seraient réduits, les estimant entre 1,20 et 1,35 € à partir de l’exercice en cours. Serait-ce enfin le retour de la hausse pour le cours de l’action ? Il faut dire qu’avec une capitalisation boursière de 30 Md€ pour un chiffre d’affaires de 43 à 45 Md, l’affaire n’est pas chère payée, la valeur de l’action est légèrement plus élevée que l’actif net, de l’ordre de 10,50 €.

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Notre commentaire :  il est notoire que les opérateurs de télécommunications sont sanctionnés depuis déjà plusieurs années en matière de capitalisation boursière. Bien plus sévèrement évalués que les « pure players » de type Google par exemple. Mais nous partageons la conviction que le dividende élevé n’est en aucun cas un bon calcul, ni pour l’opérateur, qui s’ampute d’un cash nécessaire à l’investissement – conséquent dans les télécoms -, ni pour l’actionnaire, dont la vraie rémunération est en effet la hausse du cours de l’action.

La crise financière et économique permettrait-elle de revenir aux fondamentaux qui permettent de déployer une stratégie industrielle ? En tant que personnels actionnaires, nous ne pouvons que le souhaiter !

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