Livrets, immobilier, assurance-vie, actions : comment l’inflation affecte vos placements

par Hélène Marcy le 29/06/2021

Catégories: En pratique, Revue de web | Permalink | 0 commentaire

Image TheDigitalWay via Pixabay

Quelques extraits de l’article d’Aurélie Fardeau dans Le Monde.

L’inflation a tout d’abord un effet mécanique sur le rendement de l’épargne. Par exemple, le Livret A a rapporté environ 0,50 % brut en 2020, avec une hausse des prix à la consommation de 0,50 % également. Le rendement réel du livret a donc été nul, c’est-à-dire qu’il a simplement servi à maintenir le pouvoir d’achat des épargnants. Mais, lorsque l’inflation dépasse le taux nominal servi, le rendement réel devient négatif.

L’épargne placée sur le fonds en euros de l’assurance-vie ne serait guère plus avantageuse, puisque le rendement moyen en 2020 s’est monté à 1,3 % avant prélèvements sociaux. Une légère remontée de l’inflation suffirait donc à entamer le pouvoir d’achat des assurés. En revanche, une hausse graduelle des taux longs serait, à plus long terme, bénéfique aux fonds en euros. En effet, les rendements des nouvelles obligations émises sur le marché seraient alors plus élevés, permettant aux assureurs d’investir sur des titres mieux rémunérés.

Les placements immobiliers sont davantage immunisés contre la hausse des prix et des taux. [Cependant, en cas de remontée des taux] ce sont les biens de meilleure qualité, les plus recherchés, qui s’en sortiront le mieux.

Du côté des actions, l’inflation – généralement signe d’un dynamisme économique – est plutôt favorable tant qu’elle reste à des niveaux raisonnables. À partir de 3 ou 4 %, elle sera nocive. Dans ce cas, les premières entreprises touchées sont celles qui sont endettées, puisque leur coût de financement augmente, ce qui amoindrit leur marge.

« Pour l’épargnant, l’enjeu consiste avant tout à diversifier correctement son épargne en fonction de sa durée d’investissement, rappelle Mathilde Sauvé. Et aussi à investir davantage dans des actifs risqués, notamment des actions, car leur potentiel de performance est plus élevé sur le long terme. »

Nous aurons l’occasion de reparler de ces questions lors de prochaines conférences organisées avec des experts et des gestionnaires de fonds, mais aussi à l’occasion de la prochaine ORP Orange, qui interviendra à la rentrée. Envie d’être invités pour participer et poser vos questions ? Inscrivez-vous gratuitement aux publications de l’ADEAS, et vous recevrez nos invitations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *