L’Etat est un piètre actionnaire

par Hélène Marcy le 07/11/2012

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Comme chaque année, le rapport sur l’État actionnaire de l’Agence des Participation de l’État fait couler de l’encre. On peut ainsi lire, sur le blog « L’éco décodée » :

[…] l’an dernier les entreprises publiques ont réalisé, au total, 5,8 milliards d’euros de bénéfices. Soit 2 milliards (presque un tiers!!!) de moins qu’en 2010.
Ce n’est pas trop grave en soi.
Ce qui l’est plus, en revanche, c’est le chiffre suivant : les dividendes versés par ces mêmes entreprises à l’état en 2011 se sont élevés à 4,4 milliards soit 100 millions de plus qu’en 2010. Étonnant, non ? Les résultats des entreprises publiques ont baissé d’un gros tiers mais l’actionnaire, lui empochera la même somme. Les financiers avisés me rétorqueront que les dividendes perçus en 2011 sont normalement basés sur les résultats de l’exercice 2010 donc que ce n’est pas tout à fait absurde…
Sauf que le rapport précise que « ce montant (ndlr de dividendes) restera stable en 2012 et s’établira à 4,5 milliards d’euros ».
Bref, l’Etat exsangue est obligé de ponctionner le plus de dividendes possibles à ses entreprises publiques, même si leur situation s’aggrave à elles aussi.
Dès lors, le taux de distribution (rapport entre les dividendes et le résultat) va grimper cette année à 77,6% ! contre 55,7% l’an dernier. Un record absolu. Au milieu des années 2000 ce taux évoluait plutôt autour des 35%.
En 2010, le taux de distribution des entreprises du CAC 40 s’est élevé à 46,7%. Et la moyenne historique, dans ces grandes entreprises privées pourtant détenues par des grands fonds de pension, est plutôt de 40% (avec un pic de 62,3% en 2009 lié à l’effondrement des résultats dans la foulée de la crise des subprimes).
Voilà donc une preuve supplémentaire qu’un État surendetté ne peut être un actionnaire avisé. Pas étonnant, dans ces conditions, que la valeur du portefeuille coté de l’APE soit passé de 69 milliards d’euro le 31 août 2011 à 60,2 milliards le 31 août 2012, soit une baisse de 12,77 % à comparer à une hausse du CAC 40 de 4,80 % sur la même période…..

Certains y voient évidemment l’opportunité à demander que l’État se dépêche de vendre toutes ses participations. L’approche est simpliste, et tout simplement irréaliste en ce qui concerne France Télécom… dont les deux tiers des effectifs français sont des fonctionnaires d’État.

On peut en revanche partager trois points clefs de cette analyse, déjà évoqués dans ce blog, mais que l’on peut rappeler :

  • L’État doit se montrer à la fois raisonnable et cohérent :  il ne peut à la fois taxer les entreprises qui distribuent des dividendes et continuer d’exercer une pression insoutenable sur les entreprises dont il détient une partie du capital. Dit plus trivialement, il devrait « montrer l’exemple ».
  • Il doit se dégager des vues à court terme, en préservant les capacités d’investissement, et le potentiel d’emplois associé, des entreprises dont il est actionnaire, dans l’intérêt industriel des entreprises concernées, et dans l’intérêt collectif de la nation. En particulier lorsque les investissements des entreprises en question constituent un levier de croissance pour l’ensemble de l’économie, comme c’est le cas des télécommunications.
  • Enfin, la corrélation entre la baisse de la valeur du portefeuille et le montant des dividendes versés vient ici confirmer ce que nous disons depuis longtemps, à rebours du discours longtemps affiché par la direction financière de France Télécom : oui, c’est mathématique et mécanique, le versement de dividendes trop élevés consomme les fonds propres de l’entreprise et détruit la valeur de l’action. S’il peut y avoir d’autres raisons à la baisse du cours de l’action, pour France Télécom, l’aberrante politique de dividendes menée ces dernières années a de toute évidence contribué à l’érosion du cours.

Il aura fallu attendre la crise économique, aggravée dans le secteur des télécoms par une régulation irresponsable, pour qu’enfin la baisse du dividende soit annoncée à France Télécom. Si cette mesure avait été prise plus tôt, l’entreprise serait aujourd’hui en meilleure posture pour continuer d’investir à un niveau soutenu, et préparer la sortie de crise : c’est l’un des fondamentaux de l’économie d’entreprise, celles qui investissent pendant les périodes difficiles bénéficient mieux et plus vite de la sortie de crise.

Les prévisionnistes prévoient l’embellie pour 2014. Nous militerons activement pour qu’à ce moment là, personne ne soit tenté de repartir dans une distribution de dividendes extravagante : les télécommunications ne sont pas un secteur de « rente » comme certains voudraient le faire croire, mais un domaine toujours en mutation, où l’innovation et le déploiement d’infrastructures de pointe restent la clef du succès.

Résultats : Orange victime des baisses tarifaires des mobiles

par Hélène Marcy le 31/10/2012

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Sur le marché français, le chiffre d’affaires de l’opérateur s’élève à 5,3 milliards d’euros sur le trimestre (-5,4 %) et 16,1 milliards depuis le début de l’année (-4,8 %). Le résultat net (Ebitda) s’élève à 3,6 milliards (-7,3 %). La marge baisse à 33,9 % contre 35,3 % un an plus tôt. Les investissements affichent une légère hausse à 11,5 % du chiffre d’affaires (+0,2 point). Mais la trésorerie diminue de près de 10 % à 2,4 milliards.

La tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2013, toujours suite à la pression tarifaire induite par l’arrivée de Free Mobile, mais aussi par la situation économique et les mesures de régulation. Mais le groupe espère un retour de croissance du cash flow en 2014.

« Nous agirons dans le respect de notre contrat social et sans relâcher nos investissements dans le déploiement des réseaux très haut débit, fibre et 4G, notamment en France où nous confirmons notre plan de déploiement FTTH de 2 milliards d’euros sur la période 2010-2015 », précise Stéphane Richard, PDG de France Télécom, qui annonce un ajustement du dividende de 0,80 euro par action pour 2012 et 2013 afin de préserver la solidité financière du groupe.

Ce dont l’union syndicale de l’entreprise (CFE-CGC/UNSA) et l’ADEAS (association des salariés épargnant) se félicite. Elle rappelle que « ces résultats en baisse sont le résultat de la politique dictée par les actionnaires principaux que sont l’État et le FSI qui ont exigé pendant de nombreuses années des dividendes déraisonnables empêchant l’investissement, mais aussi des décisions abracadabrantesques du régulateur qui a détruit massivement de la valeur et de l’emploi en France ».

Extrait de Silicon.fr du 25 octobre 2012. Vous pouvez lire l’article complet sur le site du support.

France Télécom – Résultats financiers T3 2012

par Hélène Marcy le 25/10/2012

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L’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA se félicitent
de la baisse massive du dividende !

La présentation des comptes du T3 2012 démontre que France Télécom – Orange peine à retrouver le chemin de la croissance :

  • nouvelle baisse du chiffre d’affaire net,
  • dégradation de la marge opérationnelle, imputable pour partie aux nouvelles taxes imposées par l’État,
  • un montant d’investissement au plus bas depuis 10 ans,
  • un résultat net englouti par le versement de l’acompte sur dividende exigé par l’État.

Ces résultats en baisse sont la conséquence de la politique dictée par les actionnaires principaux,  l’État et le FSI, qui ont exigé pendant de nombreuses années des dividendes déraisonnables empêchant l’investissement, mais aussi les décisions abracadabrantesques du régulateur qui a détruit massivement de la valeur et de l’emploi en France.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS proposent depuis plusieurs années de desserrer l’étau des dividendes imposé par des actionnaires imprévoyants, et ne peuvent que se féliciter d’une baisse du dividende à 0,80 € par action (au lieu de 1,40) dès l’exercice 2012.

Mais France Télécom y a été contraint par la baisse de son cash flow, son niveau d’endettement qui est reparti à la hausse, et l’explosion des nouvelles charges fiscales et taxes diverses. L’entreprise ne retrouve donc pas les marges de manœuvre dont elle aurait besoin pour à la fois investir dans les réseaux de nouvelle génération comme le lui demande le Ministère du Redressement Productif, et soutenir une politique d’embauche suffisamment dynamique.

Télécharger le texte complet du communiqué en pdf :
CdP CFE-CGC-UNSA FTO – Résultats financiers T32012- 25 octobre 2012

France Télécom prépare les esprits à une nouvelle baisse du dividende

par Hélène Marcy le 19/09/2012

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Critiqué par les syndicats, le dividende de France Télécom est de nouveau sous le feu des projecteurs.

[…]

Exane, par exemple, ne table plus que sur un dividende proche de 1 euro cette année et de 0,75 euro par action l’an prochain. La baisse est sensible puisque, l’an dernier, le groupe détenu à 27 % par l’Etat a versé un dividende de 1,40 euro par action.

[…]

Lors des « road-shows », les dirigeants de l’opérateur ne se sont pas exprimés sur le niveau du dividende. En revanche, ils ont mis en avant les difficultés rencontrées en France et la détérioration de l’économie européenne. Leur priorité est de réduire la dette, qui atteignait 31,2 milliards fin juin.

La baisse de la rémunération des actionnaires pose un problème à Bercy. D’autant que le dividende de France Télécom est pratiquement la seule source de revenus du Fonds stratégique d’investissement. L’Etat a reçu environ 1 milliard d’euros de la part de France Télécom en 2011. Ce chiffre pourrait être ramené à 700 millions d’euros cette année puis à 570 millions en 2013. Un manque à gagner important en cette période de disette budgétaire.

L’article complet dans Les Échos.

Note de la rédactrice :

Précisons qu’il ne s’agira pas d’une « nouvelle » baisse du dividende, mais d’une baisse tout court, puisque le dividende est resté à 1,40 euro depuis 2008, juusqu’à l’exercice 2011 inclus, pour lequel l’Assemblée Générale des actionnaires a voté la reconduction à 1,40 euro.

Si baisse il doit y avoir, pour la première fois depuis que France Télécom est cotée en bourse, ce sera au titre de l’exercice 2012, pour un versement en 2013.

Ce serait donc une bonne idée que les analystes prennent les quelques minutes nécessaires à la vérification de leurs informations sur les entreprises.  Si le reste est à l’avenant, ça en dit long sur la fiabilité de leurs notations et de leurs fameux « consensus » ! Intox… toxique ! Nous le disons depuis longtemps, inféoder le pilotage des entreprises à l’appréciation des spéculateurs est tout à fait catastrophique : non seulement c’est sacrifier la stratégie industrielle à des stratégies financières de court terme, mais c’est aussi se mettre sous les fourches caudines d’une surveillance bien peu précise.

Quant à l’État, il faudra qu’il choisisse son camp ! Le dividende, ou l’investissement et l’emploi. On aimerait un peu de cohérence entre ce qui est demandé aux entreprises en général, et ce que l’État exige de celles dont il est actionnaire. Certes, tout le monde doit contribuer à l’effort national en période de crise, mais sans obérer le futur pour autant. Le rôle d’une entreprise comme France Télécom n’est certainement pas en priorité de remplir les caisses de l’État, mais bien de développer des réseaux de télécommunications et des offres de services utiles à l’ensemble de l’économie nationale. Il serait temps de sortir enfin de la « pensée unique », avant qu’elle nous ait tous tués.

Epargne & Actionnariat salariés : spécial « Free Mobile »

par Hélène Marcy le 18/09/2012

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Neuf  mois après le lancement de Free Mobile, nous vous proposons un dossier spécial pour faire un bilan d’étape et mesurer les impacts de l’arrivée du 4ème opérateur mobile sur le marché français.

Vous trouverez dans ce numéro :

  • un rappel des conditions de lancement de ce 4ème opérateur mobile
  • les chiffres du marché mobile en France suite à ce lancement (abonnés, CA global)
  • les dysfonctionnements de la régulation
  • l’analyse du modèle économique de Free Mobile
  • l’action de la CFE-CGC/UNSA, soutenue par l’ADEAS, pour défendre l’investissement et l’emploi dans les télécoms

Télécharger la lettre en pdf :
Epargne & Actionnariat Salaries – Numéro spécial FreeMobile – septembre2012

N’hésitez pas à rediffuser cette lettre et à inviter vos collègues du Groupe France Télécom-Orange à s’inscrire auprès de nous s’ils souhaitent la recevoir directement à leur adresse personnelle.

Pour vous abonner :

Si vous souhaitez recevoir cette lettre par mail dès sa parution, il vous suffit de nous adresser un message via le formulaire d’abonnement mis en place à cet effet. Attention, l’abonnement est réservé aux personnels du Groupe France Télécom-Orange et à ses retraités.

PEG : prochaine période d’arbitrage du 10 au 23 septembre inclus

par Hélène Marcy le 27/08/2012

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L’arbitrage est possible entre les fonds suivants :

  • France Télécom Actions (parts C ou D)
  • Dynamis solidaire
  • Evolutis
  • Equilibris
  • Pages jaunes Actions, uniquement en sortie

A quoi sert l’arbitrage ?

Il vous permet de déplacer vos avoirs dans le PEG : chaque type de fonds est composé de différents types de titres, correspondant à un niveau de risque théorique différent. Vous avez le choix des fonds dans lesquels vous souhaitez placer vos avoirs, en fonction du niveau de risque que vous souhaitez assumer, et vous pouvez modifier ce choix au fil du temps,  uniquement pendant les périodes d’arbitrage.

Tableau de composition des fonds du PEG FT – Amundi

A savoir :

  • l’arbitrage ne constitue pas une sortie anticipée du PEG. Les avoirs arbitrés conservent les mêmes échéances de disponibilité.
  • certaines opérations sont possibles à tout moment, via le site Amundi :
    • effectuer un arbitrage entre les parts C (dites de Capitalisation) et parts D (dites de Distribution) du fonds France Télécom Actions,
    • transférer vos fonds du PEG vers le PERCO (Libre, Piloté ou Intégral),
    • effectuer un arbitrage de vos FCPE au sein du PERCO Libre

En pratique

L’opération est à réaliser via votre espace personnel sur Amundi, dans la rubrique « Vos opérations ». L’application ne vous permet de saisir que les opérations autorisées par la réglementation : si vous ne voyez pas apparaître certains de vos avoirs dans la liste des supports proposés pour saisir une demande, c’est que les avoirs en question ne sont pas éligibles à cette opération.

Nous vous conseillons de lire attentivement la notice d’information disponible sur le site Amundi (voir le pavé « vous avez X messages » en haut à droite de votre écran une fois que vous êtes connecté à votre compte), qui vous donne tous les détails des opérations d’arbitrage.

L’arbitrage est gratuit, sauf si vous souhaitez conditionner à un cours boursier plancher le transfert d’avoirs depuis les fonds France Télécom Actions ou Pages Jaunes Actions vers un autre fonds. Cette prestation est facturée par Amundi,  15 euros par opération.

A noter :

Dans le cadre de l’évolution de la fiscalité française (mesures gouvernementales) :

  • depuis le 1er octobre 2011, le taux des prélèvement sociaux des plus-values et revenus de l’épargne salariale est passé à 15,5%
  • depuis le 1er janvier 2012, l’assiette de calcul des CSG et CRDS passe de 97 à 100% pour les sommes qui seront versées dans le PEG au titre de la participation, de l’ intéressement, ou encore d’abondement par l’entreprise. Le taux de prélèvement est de 8%

==> retrouver toute la fiscalité de l’épargne salariale sur le site d’Amundi

Pour rappel, l’ADEAS ne peut pas vous communiquer vos codes d’accès à Amundi. Si vous les avez égarés, il vous faut contacter la banque pour les récupérer.

Acompte sur dividende 2012 : modalités pratiques pour les personnels actionnaires

par Hélène Marcy le 27/08/2012

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C’était annoncé depuis l’Assemblée Générale des actionnaires : cette année encore, France Télécom versera 1,40 euro de dividende par action, soit 3,7 milliards d’euros, au détriment de l’investissement, et dans un contexte de crise économique où les personnels ont été mis à contribution par une politique de modération salariale et la suppression de l’intéressement exceptionnel. Et si l’État a mis en place une nouvelle taxe sur les dividendes afin de minimiser leur versement au profit des salaires et de l’investissement, il n’a pas voté la résolution présentée par les personnels actionnaires, qui proposait de ramener le dividende à 1 euro par action. L’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA ont dénoncé cette inconséquence.

Cette année encore, un acompte sera donc versé, ponctionnant la trésorerie de l’entreprise de près de 1,6 milliards d’euros dès le mois de septembre

Un acompte de 0,58 euro par action

La décision du Conseil d’administration en date du 25 juillet 2012 a fixé l’acompte à 0,58 euro par action (soit 0,60 euro moins la contribution additionnelle de 3% sur les dividendes distribués) et sera payé à compter du 12 septembre 2012. La date de détachement de l’acompte sur dividende est fixée au 7 septembre 2012 au matin.

Si vous avez des actions dans le fonds FT Actions du PEG

Vous toucherez l’acompte sur le dividende 2012, en fonction du type de parts que vous détenez, après déduction des prélèvements sociaux qui s’élèvent à 15,5 % en 2012

  • Parts C (comme « capitalisation ») : votre acompte sur dividende sera converti en parts « C » du FCPE, qui seront créées sur la valeur liquidative du 7 septembre 2012 et visibles sur votre compte Amundi à partir du 14 septembre 2012. Ces nouvelles parts ont la même date de disponibilité que celles qui les ont générées.
  • Parts D (comme « distribution ») : le dividende sera réglé directement sur votre compte bancaire, à partir du 12 septembre 2012, après déduction supplémentaire des frais laissés à votre charge, soit 5 euros jusqu’à 250 parts D, et 12 euros au-delà de 250 parts D (cette facturation ne s’applique toutefois qu’une seule fois dans l’année, tous FCPE confondus : si vous avez déjà payé des frais en juin pour le versement du solde du dividende 2011, vous ne les paierez pas à nouveau).

==> Si vous souhaitez modifier la répartition de vos parts avant le versement du dividende, vous pouvez faire un arbitrage jusqu’au 5 septembre à minuit,  en vous connectant sur le site Amundi, rubrique « vos opérations », puis « arbitrage ».

L’application ne vous permet de saisir que les opérations autorisées par la réglementation : si vous ne voyez pas apparaître certains de vos avoirs dans la liste des supports proposés pour saisir une demande, c’est que les avoirs en question ne sont pas éligibles à cette opération.

==> Si vous touchez les dividendes en numéraire, vérifiez aussi les coordonnées bancaires enregistrées par Amundi.

Si vous avez des actions FT détenues au nominatif pur

Dans le cadre de l’opération « NExT Reward», les personnels du groupe ont reçu des actions France Télécom « au nominatif pur », gérées par BNP Paribas Securities Services. Les actions au nominatif pur achetées dans le cadre des opérations d’ouverture de capital sont également gérées par BNP Paribas et ouvrent les mêmes droits au dividende.

Vous percevrez l’acompte de 0,58 euro par action, après déduction des prélèvements sociaux (15,5% en 2012), par virement sur votre compte bancaire à compter du 12 septembre 2012 (délai 1 semaine).

==> Vous pouvez vérifier les coordonnées bancaires enregistrées pour votre compte au nominatif pur sur le site Planetshares.

Pour rappel, l’ADEAS ne peut pas vous communiquer vos codes d’accès si vous les avez égarés, il vous faut contacter la banque concernée pour les récupérer.

Les dividendes perçus en numéraire sont à déclarer aux impôts

En plus des prélèvements sociaux à la source, tous les dividendes que vous aurez perçus en 2012 sur un compte bancaire (parts D du PEG et dividendes sur les actions au nominatif pur) devront être déclarés aux impôts, dans votre déclaration des revenus 2012. Compte tenu des conditions fiscales en vigueur, vous ne serez imposé que si vous avez touché en numéraire plus de 2 542 € de dividendes (5 084 € pour un couple marié ou pacsé) dans l’année.

Taxe sur les dividendes : « le ‘timing’ n’est pas anodin »

par Hélène Marcy le 20/06/2012

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Une intéressante analyse d’économiste sur la mesure de taxation proposée par le gouvernement, à lire dans Le Monde.

Morceaux choisis :

Une entreprise a trois façons différentes d’utiliser ses profits : soit elle les investit, soit elle en distribue une partie aux actionnaires, soit elle les met de côté. Or, en moyenne, les entreprises du CAC 40 ont eu tendance à verser de plus en plus de dividendes depuis le début de la crise, en 2008 : aujourd’hui elles distribuent 45 % de leurs profits aux actionnaires contre 40 % en moyenne avant la crise.

Le problème, c’est qu’un tel usage des profits est très peu efficace pour l’économie en général : ceux qui touchent les dividendes font en général partie des plus riches, ils ont donc plutôt tendance à épargner l’argent perçu.

L’objectif affiché de cette mesure est donc de faire baisser le taux de distribution aux actionnaires et de réorienter l’utilisation de ces profits vers l’économie française, en poussant les entreprises d’une part à augmenter la masse salariale pour favoriser la consommation et d’autre part à investir pour faire circuler l’argent et renforcer la croissance.

Nouvelle taxe sur les dividendes

par Hélène Marcy le 19/06/2012

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L’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA demandent à l’État d’arrêter de prendre France Télécom pour une vache à lait.

Le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’une taxe de 3% sur les dividende.

Si l’intention est louable, qui vise à favoriser le réinvestissement des bénéfices au sein des entreprises, et à décourager les montages financiers à effet de levier, force est de constater que l’État ne s’applique pas à lui-même les principes qu’il entend faire appliquer.

En tant que premier actionnaire de France Télécom, (avec le FSI à hauteur de 27%), l’État français perçoit près d’1 milliard d’euros de dividende. L’introduction d’une taxe sur le dividende lui permettra de toucher au moins 100 millions d’euros de plus… et ce seront au final les personnels qui subiront cette nouvelle taxe !

 

Télécharger le communiqué en pdf : pdf CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_Taxe_sur_les_dividendes_19juin2012.pdf

Baisser le dividende reste une priorité!

par Hélène Marcy le 16/06/2012

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Pour la première fois dans l’histoire d’une entreprise du CAC 40, les actionnaires de France Télécom avaient la possibilité de choisir entre le dividende à 1,40 euro proposé par la Direction ou celui à 1 euro proposé par les personnels actionnaires. L’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA, qui défendent la baisse du dividende depuis 2008, sont à l’initiative de cette première.

La résolution des personnels actionnaires a recueilli près de 15% des suffrages, soit largement plus que le seul vote des personnels actionnaires, qui représentent 4,8% du capital de l’entreprise.

Malheureusement, l’État et la Société Générale, sollicités en ce sens, n’ont pas voté pour le dividende à 1 euro par action !

En savoir plus dans le tract conjoint de l’ADEAS et de la CFE-CGC/UNSA