Amélioration des abondements pour versements dans le Perco et le PEG

par Hélène Marcy le 16/04/2015

Catégories: En pratique, L'action de l'ADEAS | Tags: , , , , , | Permalink | Commentaires fermés sur Amélioration des abondements pour versements dans le Perco et le PEG

Comme nous vous l’avons annoncé le mois dernier dans la Lettre de l’Epargne et de l’Actionnariat salariés, l’abondement de vos versements dans le PEG et le Perco évolue, suite aux demandes de la CFE-CGC.

Depuis 2014, la CFE-CGC demande que l’abondement puisse être cumulé sur les placements choisis par chacun, sur la base de tranches de placement identiques, quelle que soit la source des fonds et leur destination : c’est plus simple, plus équitable, et laisse à chacun le choix de ses placements.  (cf. notre lettre de l’épargne de mai 2014).

La Direction ne nous a pas suivis jusque-là, mais elle a tout de même amélioré et rééquilibré l’abondement : en 2015, il est identique, que les fonds soient versés dans le Perco ou dans le fonds Orange Actions. Mais pour bénéficier de l’abondement maximum (1 000 euros d’abondement pour 1 000 euros versés), il faut verser 500 euros dans les deux supports de placement.

Montant des abondements pour 2015

abondements 2015 % Max
placement PERCO  et  PEG Orange Actions
0 à 200 € 150% 300 €
201 à 400 € 75% 150 €
401 à 500 € 50%  50 €
 abondement  maxi par support de placement 500 €

Ces abondements s’appliquent pour l’alimentation :

  • du Perco par l’intéressement, la participation, et les versements volontaires, à Orange SA et dans les filiales adhérentes à l’accord Perco (voir liste en annexe de l’avenant 2014 – malheureusement toujours sans NRS)
  • du PEG Orange Actions par l’intéressement et les versements volontaires, à Orange SA. En filiale, il est nécessaire de vous rapprocher de votre Direction pour vérifier si vous bénéficiez du même avantage.

Pour rappel, l’abondement 2014 était de 960 euros maximum pour 1 430 euros versés, selon la répartition suivante :

abondements 2014 % Max
placement PERCO
0 à 150 € 200% 300 €
151 à 350 € 100% 200 €
351 à 650 € 50% 150 €
abondement maxi 650 €
placement PEG Orange Actions
0 à 460 € 50% 230 €
461 à 780 € 25% 80 €
abondement maxi 310 €

Toujours trop tard
par rapport au calendrier de l’intéressement et de la participation !

Tous les ans, nous réclamons une négociation plus précoce de l’accord Perco qui définit le montant des abondements, pour permettre à tous les personnels de connaître précisément ce dont ils peuvent bénéficier avant de devoir choisir comment placer leur participation et leur intéressement.

Ceux qui lisent notre Lettre de l’Epargne et de l’Actionnariat salariés (vous pouvez vous abonner gratuitement ici) ont pu anticiper, mais nombreux sont les collègues qui, en toute logique, se sont fiés aux montants obsolètes indiqués dans les mails et l’application d’Amundi !

Il ne vous reste plus qu’à pratiquer une petite gymnastique intellectuelle pour comprendre ce qui arrivera à vos placements et abondements cette année…

En pratique

Les abondements 2015 ont un effet rétroactif depuis le 1er janvier 2015

Si vous avez déjà effectué vos placements ou des versements libres, l’application Okapi-Amundi vous a délivré un calcul d’abondement basé sur les anciens montants. Ils seront réajustés sur la base des nouveaux abondements, et les compléments éventuels investis selon le calendrier suivant :

  • Perco libre et piloté : le 20 mai 2015
  • Perco intégral : le 21 mai 2015
  • PEG Orange Actions (parts C ou D) : le 20 mai 2015.

Pour les personnels d’Orange SA :
vous pouvez placer votre intéressement jusqu’au 21 avril 2015,
conformément au mail que vous avez dû recevoir d’Amundi.
A défaut, il vous sera versé avec la paie de mai 2015 et inclus dans vos revenus imposables de l’année.

Si vous avez déjà placé votre intéressement,
vous pouvez modifier vos choix jusqu’au 21 avril via Okapi-Amundi
afin de mieux prendre en compte le nouveau barème d’abondement.

Les montants d’abondement affichés par l’application Okapi-Amundi
ne seront pas actualisés d’ici le 21 avril
mais c’est bien le nouveau barème 2015 qui vous sera appliqué.

Quand les gourous de Wall Street prônent la modération des dividendes

par Hélène Marcy le 15/04/2015

Catégories: Nos analyses, Revue de web | Tags: , , | Permalink | Commentaires fermés sur Quand les gourous de Wall Street prônent la modération des dividendes

Après le patron de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, c’est le dirigeant du fonds BlackRock, Larry Fink, qui stigmatise les cadeaux excessifs accordés aux actionnaires.

Coup sur coup, deux gourous de Wall Street mettent en garde leurs pairs contre des cadeaux excessifs faits aux actionnaires ainsi que les fluctuations de court terme des marchés.

Dans une lettre adressée mardi aux patrons de 500 grandes entreprises américaines, Larry Fink, le directeur général du fonds BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde, reproche aux grandes entreprises d’être trop généreuses avec leurs actionnaires, alors qu’elles ont surtout profité de l’afflux de liquidités amené par les grandes banques centrales dans le but de soutenir l’économie.

Dans ce document publié sur le site du New York Times, Larry Fink dénonce les dérives d’une politique ultra-généreuse envers les actionnaires, à coup de rachat d’actions et d’augmentation des dividendes. Ces mesures destinées à rémunérer les investisseurs et qui contribuent à l’envolée des indices boursiers viennent, selon le patron de BlackStone, au détriment de la croissance à long terme.

[…]

Pour le responsable de BlackRock, qui gère plus de 4.000 milliards de dollars d’actifs, ce ne sont pas les nouvelles réglementations le danger, mais plutôt « les effets des phénomènes de court terme qui sont inquiétants, à la fois pour ceux qui cherchent à économiser en visant des objectifs de long terme comme la retraite et pour l’économie dans son ensemble ». Les mesures financières adoptées pour faire plaisir aux actionnaires, souvent sous la pression de fonds activistes, se font aux dépends de l’investissement dans « l’innovation, des salariés qualifiés ou des dépenses de capital essentielles pour nourrir une croissance à long terme », juge M. Fink.

Lire l’article complet dans Le Figaro

Il est insolite de lire sous la plume d’ardents défenseurs du capitalisme libéral… exactement ce que nous disons depuis plusieurs années sur la politique de dividende d’Orange, dont nous constatons « in vivo » les effets délétères sur l’emploi et la politique industrielle de l’entreprise.

La preuve sans doute que nos observations et nos demandes sont fondées, qu’elles sont de pur bon sens, et non l’expression d’une idéologie obtuse, dont les organisations syndicales notamment sont régulièrement accusées.

Dailymotion : Orange doit trouver des partenaires sur tous les continents

par Hélène Marcy le 01/04/2015

Catégories: Communiqué de presse, L'action de l'ADEAS | Tags: , | Permalink | Commentaires fermés sur Dailymotion : Orange doit trouver des partenaires sur tous les continents

Télécharger le communiqué en pdf : pdfCdP-CFE-CGC-Orange et ADEAS_Dailymotion_1avril2015.pdf

Dailymotion : Orange doit trouver des partenaires sur tous les continents pour contrer efficacement Youtube

Emmanuel Macron a indiqué ce matin qu’il s’opposait à des négociations exclusives avec l’acteur chinois PCCW pour la cession de 49% du capital de Dailymotion[1], pour lequel le Groupe Orange continue de chercher des partenaires, afin d’en assurer le développement. Le Ministère de l’Economie insiste sur la nécessité de trouver un partenaire européen, dans le cadre du développement d’une stratégie numérique européenne ambitieuse.

Orange doit rester maître du jeu

Pour la CFE-CGC et l’ADEAS, il importe avant tout qu’Orange reste majoritaire dans le capital de Dailymotion, afin de garder le leadership sur la stratégie de la plateforme vidéo qui actuellement dispose du meilleur potentiel pour lutter contre la position excessivement dominante de Youtube.

L’Europe, oui…

De toute évidence, le développement d’une stratégie européenne ambitieuse dans le numérique est une nécessité, si nous voulons « sortir par le haut » d’une situation complexe.

D’un côté, le nombre des opérateurs de télécommunications présents en Europe pousse vers une consolidation, peut-être nécessaire pour défendre notre marché d’éventuels prédateurs étrangers. Mais les consolidations ne sont pas sans danger, notamment en ce qui concerne le maintien de l’emploi et des compétences.

De l’autre, les acteurs sans réseau, les fameux « GAFA » (Google, Apple, Facebook et Amazon) occupent d’ores et déjà des positions dominantes en Europe, sans y verser les contributions fiscales correspondant au CA qu’ils y réalisent, ni contribuer à l’investissement dans les réseaux à la hauteur du bénéfice qu’ils en retirent. Et pour le moment, l’Union européenne semble peiner à les faire « entrer dans le rang », pour que la concurrence soit loyale.

Des partenariats européens consistants pour développer des services susceptibles d’affronter ces acteurs seront donc évidemment les bienvenus.

… mais il importe de développer Dailymotion sur tous les continents

Mais pour développer efficacement Dailymotion, il importe surtout de la situer dans la stratégie globale du Groupe Orange, en prenant en compte toutes les synergies possibles avec les produits et services Orange partout où la marque est déjà implantée, comme de saisir les opportunités sur d’autres territoires.

Le choix d’un ou plusieurs partenaires pour donner les moyens nécessaires à Dailymotion doit donc prendre cette nécessité en compte : c’est bien l’insertion de la plateforme dans une stratégie industrielle construite, et une bonne intégration dans l’écosystème d’Orange qui permettra de faire croitre Dailymotion, et d’en faire un atout solide dans la stratégie « contenus » du Groupe. Rappelons que la présence de l’opérateur dans le domaine des contenus reste une des clefs pour éviter à l’opérateur de télécoms de devenir une simple « commodité », dont seule le tarif serait un élément discriminant.

 

Souhaitons donc que l’Etat français, l’Europe et la Direction d’Orange fassent converger leurs efforts pour permettre de trouver les partenaires pertinents pour le développement de Dailymotion, mais aussi pour faire émerger un vrai leadership européen, qui pour le moment peine à se mettre en place.

 


[1] http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/04/01/m-macron-veut-un-partenaire-europeen-pour-dailymotion_4607172_3234.html

http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0204271372426-dailymotion-emmanuel-macron-demande-a-orange-de-choisir-un-partenaire-europeen-1107476.php#

Chez Orange, le dividende permet de faire patienter les actionnaires

par Hélène Marcy le 23/03/2015

Catégories: Revue de web | Tags: , , | Permalink | Commentaires fermés sur Chez Orange, le dividende permet de faire patienter les actionnaires

Jusqu’à preuve du contraire, Orange (ORA.FR) reste avant tout une valeur de rendement.

Faute d’objectifs chiffrés de croissance et de rentabilité à l’horizon 2018, l’opérateur de télécoms s’est engagé à verser d’ici là un dividende annuel de 60 centimes d’euros a minima, lors de la présentation mardi de son nouveau plan stratégique à l’horizon 2020.

Ce dividende fait actuellement ressortir un rendement de 4%, proche de celui de l’ensemble de son secteur de référence selon Bank of America Merrill Lynch. Orange n’excluant pas un rehaussement de la rémunération de ses actionnaires s’il parvient à améliorer son excédent brut d’exploitation, les analystes visent d’ores et déjà un dividende de 65 centimes en 2018.

Lire la suite

Les journalistes de l’agence de presse Dow Jones News partagent nos analyses…
(mais la baisse des emplois ne semble pas les inquiéter, alors que nous, si !!)

Lettre de l’Epargne et de l’Actionnariat salariés : résultats 2014, intéressement, participation

par Hélène Marcy le 16/03/2015

Catégories: Lettre d'information, Nos analyses | Tags: , , , , , , | Permalink | 1 commentaire

Télécharger le numéro complet en pdf : pdfLettre de l’Epargne et de l’Actionnariat salariés – mars 2015

euro 76019 640 copie copie

 Au sommaire de ce numéro

En complément, sur le blog de l’ADEAS :

Cession de titres Orange par BPI France : la CFE-CGC et l’ADEAS mettent la BPI en demeure de lancer une ORP

par Hélène Marcy le 13/03/2015

Catégories: Communiqué de presse, L'action de l'ADEAS | Tags: , | Permalink | Commentaires fermés sur Cession de titres Orange par BPI France : la CFE-CGC et l’ADEAS mettent la BPI en demeure de lancer une ORP

Depuis l’annonce d’une cession de titres Orange par BPI France fin septembre 2014, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat Salariés) demandent que, comme le prévoient les lois de privatisation des anciennes entreprises publiques, les personnels d’Orange bénéficient d’une offre d’actions réservées aux personnels, à hauteur de 10% de la cession réalisée par BPI France.

Notre demande du 1er octobre 2014 auprès du Ministère de l’Economie étant restée sans réponse, nous écrivons cette fois directement à la BPI pour la mettre en demeure d’organiser cette offre aux personnels dans les plus brefs délais.

En lien, le fac-similé du courrier adressé à Nicolas Dufourq.

 

Éclairage : les agences de conseil en vote

par Hélène Marcy le 11/03/2015

Catégories: Nos analyses | Tags: , , | Permalink | Commentaires fermés sur Éclairage : les agences de conseil en vote

Vote des résolutions en AG : réellement complexe

Il vous est certainement arrivé de rester perplexe devant les résolutions en Assemblée Générale pour lesquelles on vous demande de voter en tant qu’actionnaire au nominatif pur. La meilleure preuve en est le faible taux de participation au vote des personnels d’Orange qui détiennent des actions de l’entreprise suite à l’attribution d’actions gratuites dans le cadre du plan NExT (actions gérées par BNP Paribas), et ce en dépit des facilités pratiques offertes par le vote électronique… et même de l’éclairage que nous vous proposons ici avant chaque AG d’Orange. Vous vous sentez peut-être un peu « dépassé », voire « stupide », face à ces textes alambiqués, auxquels il faut mentalement rattacher toutes les conséquences possibles de leur adoption pour prendre position. Rassurez-vous : vous n’êtes pas les seuls à vous gratter le crâne face à ces projets de résolutions !

La réalité, c’est que la complexité, tant de la rédaction juridique que des implications de telle ou telle résolution, nécessitent non seulement un peu d’expertise, mais surtout énormément de temps pour plonger dans les sujets, et les suivre au fil du temps pour pouvoir exprimer un vote éclairé. C’est tellement vrai que les fonds d’investissement eux-mêmes ont recours à des experts : les agences de conseil en vote.

Qu’est-ce qu’une agence ce conseil en vote ?

Voici la définition proposée par Wikipedia :

Les agences en conseil de vote (les proxy advisors) offrent des services en recommandations de vote et plus généralement en matière de gouvernance d’entreprise.

Ces agences se sont créées à la demande des investisseurs institutionnels qui ne prennent généralement pas le temps de participer directement aux assemblées générales. Ainsi, ces actionnaires, par manque de temps, utilisent les services des agences en conseil de vote afin qu’elles étudient en détail pour eux les rapports et les projets de résolution des sociétés cotées. Ces agences émettent alors des recommandations de vote sur chaque résolution proposée par les sociétés cotées.

Par ce système, les investisseurs institutionnels délèguent leur orientation de vote à ces agences, leur donnant ainsi un pouvoir que les émetteurs se doivent de prendre en compte. En amont des résolutions, se créée ainsi le plus souvent un dialogue entre les agences en conseil de vote, l’émetteur et éventuellement les investisseurs institutionnels.

Les agences en conseil de vote contribuent également à la production du rating gouvernance.
En France, parmi les agences en conseil de vote, figurent : RiskMetrics, ISS governance, Proxinvest, Glass, Lewis & Co. et AFG. RiskMetrics ISS serait l’agence ayant la plus grosse part de marché à l’échelle mondiale.

Quelle appréciation peut-on porter sur ces agences de conseil en vote ?

Laissons ici la parole à Colette Neuville, Présidente de l’Association pour la Défense des Actionnaires Minoritaires ADAM (propos exprimés dans une newsletter éditée par KPMG) :

Quelle est votre appréciation de l’influence grandissante des agences de conseil en vote ces dernières années ?
C’est le problème de l’externalisation du pouvoir au profit de ces agences de conseil en vote. Elles ne font en principe que du conseil, mais à partir du moment où les gérants craignent d’engager leur responsabilité s’ils ne suivent pas les recommandations d’une agence réputée, cela revient à externaliser leur pouvoir d’actionnaires. C’est très préoccupant, d’autant plus qu’il y a principalement deux agences américaines sur le marché, qui prétendent imposer leurs vues à l’ensemble
de leurs clients internationaux, se plaçant ainsi au dessus des lois nationales. Elles exercent de fait un pouvoir considérable sur les entreprises dans le monde.

Ces pratiques participent à la destruction de l’efficacité du capitalisme en imposant aux entreprises des règles à l’efficacité non prouvée, alors que l’efficience repose principalement sur la concurrence, elle-même basée sur l’existence de différences.
Or la normalisation à l’excès supprime les différences, y compris dans le mode de gouvernance. La gouvernance fait fausse route en s’intéressant aux moyens plutôt qu’aux résultats, car lorsqu’un actionnaire achète une action, il n’achète pas de la gouvernance, mais une espérance de résultats. Quantité d’exemples montrent que les « champions » apparents en matière de gouvernance sont loin d’avoir été des champions en termes de résultats.

Le propos est cinglant, mais particulièrement lucide…

Quel rapport avec l’actionnariat salariés ?

L’un des intérêts de l’actionnariat salariés, lorsque les actions sont logées dans un PEE (Plan d’Epargne Entreprise) ou PEG (Plan d’Epargne Groupe), comme c’est le cas pour les fonds Orange Actions et Cap’Orange, chaque fonds dispose d’un Conseil de surveillance, dans lequel les personnels de l’entreprise sont représentés (voir nos articles sur les récentes élections au sein du fonds Cap’Orange).

Chaque Conseil de Surveillance :

  • vote les résolutions proposées à l’AG des actionnaires, avec un poids proportionnel au % du capital de l’entreprise détenu dans le fonds,
  • mais peut aussi proposer des résolutions à l’AG des actionnaires.

Vos représentants CFE-CGC Orange dans les Conseils de Surveillance des fonds du PEG ont développé leur expertise au fil du temps, et travaillent sur tout ce qui relève non seulement de l’épargne et de l’actionnariat salarié, mais aussi de la stratégie financière de l’entreprise, dont une partie est validée par l’AG des actionnaires, comme par exemple le montant du dividende, qui doit être approuvé par l’AG chaque année.

C’est à leur initiative qu’en 2012, une résolution alternative à celle proposée par le Conseil d’Administration de l’entreprise a été proposée au vote des actionnaires concernant le montant du dividende…. et a recueilli 15% des suffrages (alors que les seuls personnels actionnaires ne représentaient que 4% du capital détenu). Une première dans une entreprise du CAC 40… que nous comptons bien renouveler lors des prochaines AG.

Transferts CET vers Perco : mieux que rien ?

par Hélène Marcy le 05/03/2015

Catégories: En pratique, L'action de l'ADEAS | Tags: | Permalink | 1 commentaire

Depuis août 2008, la loi prévoit que les jours issus d’un CET (Compte épargne temps) et transférés dans un Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) sont exonérés de cotisations sociales et d’impôts sur le revenu dans la limite de 10 jours par an. Depuis cette disposition, la CFE-CGC fait pression pour que des négociations soient ouvertes afin d’aménager les accords d’entreprises existants pour que cette faculté soit mise en œuvre chez Orange SA. La signature des avenants nécessaires est intervenue fin 2014.

Le dispositif Orange

Les nouveaux accords prévoient :

  • la possibilité de transférer 5 jours par an d’un CET dans un Perco
    hors CET pénibilité et CET ouverts dans le cadre d’un TPS (Temps Partiel Seniors)
  • un abondement de l’entreprise de 20%, soit 6 jours valorisés pour 5 jours transférés
  • une majoration de 5% de la valorisation de chaque jour de CET transféré.

Comme souvent, la Direction d’Orange fait en sorte de minimiser ses obligations par rapport à ce que permet la loi, et nous devrons donc revenir à la charge dans le futur pour obtenir que l’accord aille jusqu’à 10 jours transférables par an.

La CFE-CGC est également critique en ce qui concerne la formule de monétisation, sur 2 plans :

  • les parts variables ne sont pas prises en compte dans la base de calcul, ce qui nous apparaît contrevenir aux règles légales et jurisprudentielles, et nous avons donc signé une réserve en ce sens, notamment pour que cette règle de calcul ne s’applique pas au calcul du solde d’un CET lors du départ d’un collaborateur de l’entreprise.
  • ramené à un calcul annuel, la formule suppose que l’on travaillerait 260 jours par an, ce qui ne correspond à aucun régime de travail en vigueur (nous serions censés travailler tous les jours sauf les week-ends), et minimise la valorisation des journées transférées.

La CFE-CGC considère cet accord comme une brèche ouverte sur le sujet, qui permet aux collègues qui le souhaitent d’en bénéficier dès cette année. Nous nous battrons pour faire évoluer les accords, notamment à la lumière des commissions de suivi qui permettront d’analyser plus finement les impacts de ces nouvelles dispositions.

En pratique

Qui peut en bénéficier ?
  • tous les détenteurs d’un CET, hors CET pénibilité ou Temps Partiel Seniors chez Orange SA
  • si vous n’avez pas de Perco, votre demande génèrera automatiquement la création d’un Perco Orange
Dans quel fonds du Perco est-ce versé ?
  • sur le fonds Orange PERCO monétaire du PERCO libre
  • vous pouvez ensuite modifier à tout moment l’affectation de ces avoirs au sein des fonds du Perco via votre espace Amundi.
Charges et impôts sur le revenu
  • Le montant brut issu de la valorisation des jours de CET ainsi que l’abondement spécifique sont assujettis à la CSG-CRDS, soit 8% du montant global, prélevée lors de l’investissement dans le PERCO.
  • Ce même montant brut est exonéré d’une partie des cotisations sociales. Les cotisations sociales restant dues sont prélevées sur le salaire du mois où le transfert dans le PERCO est effectué.
  • Les sommes que vous transférez pour alimenter votre PERCO sont exonérées d’impôt sur le revenu.
Comment procéder ?

Attention

Si vous transférez des jours de CET dans votre Perco, laissez au moins 1 jour dans votre CET.

A défaut, votre Compte Épargne Temps sera fermé, et aux termes de l’accord pour tous de février 2000 (OARTT), vous ne pourrez pas en ré-ouvrir un avant 2 ans.